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Documents  Relations médecin-patient | enregistrements trouvés : 9

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Cote : 179 ARC 00

Famille Astier

Au pied de l'Atlas blidéen, à une cinquantaine de kilomètres d'Alger, se trouve un petit village, Souma, créé en 1845. Huit ans plus tard, ayant obtenu une concession en 1845, Jules Charles Teule, médecin, s’y installe. A sa mort en 1869, la propriété fut reprise par son neveu, Léon Teule, auquel succéda son petit-fils, Marcel Astier, dès son retour de la guerre de 14.

Frappé par l'état sanitaire de la population musulmane, Marcel Astier crée à Souma en 1934 la Société Française de Secours aux Musulmans (S.F.S.M.). Nemdil ben Youssef musulan habitant le village, apporte son aide à Marcel Astier dans la création de la SFSM tant par ses conseils que par son action auprès de ses coreligionnaires.

Marcel Astier cherche ainsi à créer une formation qui aura un triple but :
1. Améliorer la santé par une action préventive et curative
2. Améliorer l'habitat
3. Rapprocher les éléments des deux communautés.

Sa grande idée, c'est que l'évolution et la pénétration de la population musulmane ne peuvent se faire que par les femmes et que c'est donc par elles, à leur niveau, qu'il faut commencer. Une école d'infirmières musulmanes est créée à Alger, vers 1930, par une Sœur Blanche, mère Marie-Madeleine, qui dirigeait à l'époque la Clinique de la S.S.B.M (Société de Secours aux Blessés Militaires), du boulevard de Verdun à Alger, et était directrice de la Croix Rouge Française.

Dès lors la collaboration sera étroite entre cet organisme et la S.F.S.M. (Société Française de Secours aux Musulmans). Mère Marie-Madeleine, puis plus tard Mère Thérèse d'Avila, prodiguent leurs conseils et procurent au dispensaire le personnel infirmier nécessaire dont elles assuraient le contrôle. Dès 1940, un contrat est passé avec le groupement d'infirmières et d'assistantes sociales du Bd de Verdun. La présidente de ce groupement Mademoiselle de Saint Oyant deviendra plus tard vice-présidente de la S.F.S.M.

En 1935, arrive une sage-femme, de langue arabe, formée à l'école des Soeurs Blanches d'Alger, Madame Touitou, qui exercera 6 ans au dispensaire. Elle effectue des visites prénatales dans les douars, pratique des accouchements à domicile (plus de 200 la première année), effectue les vaccinations de B.C.G, donne des conseils d'hygiène, de puériculture, tout ceci sous la surveillance d'une monitrice de l'École qui se déplace une fois par semaine d'Alger. Elle donne aussi des soins dans un local désaffecté du village, sous la direction du docteur Péduran.

En 1936, la S.F.S.M. s'adjoint une infirmière diplômée française, Mademoiselle de JOSSELIN ainsi qu'une aide-soignante musulmane, Madame Tessadit. Et des soins réguliers sont donnés alors tant à domicile que dans ce premier dispensaire, toujours sous la direction du Dr Péduran.

Mademoiselle de Josselin, obligée de cesser son activité pour raisons de santé, sera remplacée par Madame Muller qui exercera jusqu'en 1940 ; elle partira en même temps que Madame Touitou. Ce sera alors l'arrivée de Mademoiselle Dumestre que viendra seconder, deux ans plus tard, une sage-femme, Mademoiselle Nicolle. Toutes deux resteront près de 22 ans sur place, véritables âmes du dispensaire, montrant un dévouement et une compétence exemplaires.
En même temps, un deuxième médecin, de Boufarik, viendra seconder le Dr Péduran, puis le remplacer, le Dr Rouvier. Dans les dernières années, deux autres généralistes les remplaceront, les Docteurs Valton et Hafiz.

Dès 1946, des médecins spécialistes viendront renforcer l'équipe, l'ophtalmologiste Madame le Docteur Bardenat et son époux, neurologue, puis en 1948 Madame le Docteur Farkas. Mesdames Bardenat et Farkas assureront deux visites par mois, et Monsieur Bardenat une par mois.

Devant un tel développement, les premiers locaux ne pouvaient plus convenir et dès 1937 est construit le nouveau dispensaire avec logement pour l'infirmière-major, puis en 1947 des logements pour les infirmières, en 1948 un centre de radiologie, une salle d'insufflation pour les pneumothorax et un laboratoire d' analyses. Enfin, dernière réalisation de la S.F.S.M. est la création d’un poste de secours dans les douars.

Sur place les consultations sont donc assurées par un généraliste deux fois par semaine et par les médecins spécialistes tous les 15 jours, ce qui porte les consultations à trois par semaine. A l'extérieur, la sage-femme se déplace de jour comme de nuit pour les accouchements, une mallette d'accouchement adaptée au mode de locomotion employé est toujours prête. La sage-femme effectue les visites pré et post natales (3 visites prénatales, en général au dispensaire), visite quotidienne les 8 premiers jours après l'accouchement, nouveau-né suivi pendant un mois ; elle procède aux vaccinations, B.C.G, accorde une large place à un enseignement auprès des jeunes accouchées (hygiène, soins aux nourrissons). Une infirmière est chargée de certaines visites sociales et de différents soins.

Le 14 juillet 1962, Marcel Astier , Mesdemoiselles Dumestre et Nicolle, sont contraints de descendre le drapeau du dispensaire, cerné par le F.L.N armé. Le 23 août, Marcel Astier est enlevé et assassiné sur la route de Boufarik à Souma.

[Extrait de MARINOPOULOS, La Société Française de Secours aux Musulmans in Mémoire vive, n°47, 1er trimestre 2011, 48 p. imp.]


Fondation, fonctionnement et administration de la Société Française de Secours aux Musulmans

179 ARC 01
Correspondances
1934 - 1972

179 ARC 02
Statuts, rapports d’assemblées générales et de conseils d’administration
1935 - 1962

179 ARC 03
Plans des bâtiments édifiés par la Société Française de Secours aux Musulmans
1947 - 1949

Comptabilité

179 ARC 04
Livres - journaux et registres comptables du dispensaire de Souma
1938 - 1962

179 ARC 05
Registres de traitement du personnel du dispensaire de Souma
1951 - 1962

Activité de la Société Française de Secours aux Musulmans

179 ARC 06
Témoignages d’infirmières et de sages-femmes du dispensaire de Souma sur leurs visites, tournées et soins à domicile prodigués
1930 - 1961

Iconographie

179 ARC 09
Photographies du dispensaire de Souma
1942 - 1958

179 ARC 12
Photographies de l'exode en 1962
1962

179 ARC 14
Iconographie diverse sur le village de Souma
1942 - 1960

Témoignages écrits

179 ARC 13
Geneviève Leblanc-Astier, L’année de toutes les humiliations
2011

179 ARC 15
Geneviève Leblanc-Astier, Souma, mon village
2015

Documentation

179 ARC 07
Historique de la Société Française de Secours aux Musulmans
[2011]

179 ARC 08
Coupures de presse et articles sur Souma et sur son dispensaire
1952 - 1962

179 ARC 11
Ouvrages dédicacés
1941 - 1961

179 ARC 16
Statuts et bulletins de l'Union des Croyants
[1950] - 1968

Objet

179 ARC 10
Valise noire
[n.d.]

Famille Leblanc

179 ARC 17
Photographie
1953
Famille Astier

Au pied de l'Atlas blidéen, à une cinquantaine de kilomètres d'Alger, se trouve un petit village, Souma, créé en 1845. Huit ans plus tard, ayant obtenu une concession en 1845, Jules Charles Teule, médecin, s’y installe. A sa mort en 1869, la propriété fut reprise par son neveu, Léon Teule, auquel succéda son petit-fils, Marcel Astier, dès son retour de la guerre de 14.

Frappé par l'état sanitaire de la population musulmane, ...

Archives Leblanc-Astier ; Assistance médicale ; Assistance sociale ; Personnel médical et paramédical ; Système sanitaire ; Souma, commune ; Médecin ; Relations Algériens - Pieds-Noirs ; Hôpital ; Relations médecin-patient

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Cote : 179 ARC 06

Textes (manuscrits et dactylographiés) écrits par les infirmières du dispensaire portant sur leur travail quotidien pour la Société Française de Secours aux Musulmans : consultation, soin sur place (brulure, traitement de la variole, le tétanos, réanimation, accouchement), déplacements et tournées dans les douars.
On trouve ainsi dans ce dossier le récit d'interventions médico-sociales à Rivet, Guerrouaou, Béni Kina, Zemaga, Teffaha, Bouzid...
Textes (manuscrits et dactylographiés) écrits par les infirmières du dispensaire portant sur leur travail quotidien pour la Société Française de Secours aux Musulmans : consultation, soin sur place (brulure, traitement de la variole, le tétanos, réanimation, accouchement), déplacements et tournées dans les douars.
On trouve ainsi dans ce dossier le récit d'interventions médico-sociales à Rivet, Guerrouaou, Béni Kina, Zemaga, Teffaha, Bouzid...

Archives Leblanc-Astier ; Assistance médicale ; Assistance sociale ; Personnel médical et paramédical ; Système sanitaire ; Souma, commune ; Médecin ; Relations Algériens - Pieds-Noirs ; Hôpital ; Relations médecin-patient ; Douar ; Mitidja ; Médecine ; Maladie

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Cote : 52 ARC 23

Biographie du Docteur Paul Voisin, extraite du Supplément à l'Antenne médicale n°2, juin 1974, 30 p.

Archives Note-Goinard ; Médecin de colonisation ; Médecine ; archives Voisin ; Fedj'Mzala, commune ; Relations médecin-patient ; Relations Algériens - Pieds-Noirs ; Médecin

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Cote : 297 YOU

"Ce livre est tiré d'un journal tenu par un étudiant
anglais alors qu'il effectuait un stage à la maternité d'un hôpital kabyle. 'Dans cette maternité on ignore l'asepsie ;
un bébé sur quatre meurt à la naissance ; les curetages et les embryotomies ƒ découpage du foetus mort dans le ventre de la mère ƒ se font sans anesthésie. Les mères meurent aussi. Mais le médecin-chef Vasilev n'y peut rien : sa fatigue et sa dépression sont si grandes. Et puis son incompétence médicale ne connaît pas de limites.
En revanche son assistant, le Dr Kostov, sait ce qu'il fait en Algérie. Il est là pour gagner du fric. Seulement le travail est ingrat et les femmes kabyles sont des bêtes. Il brandit la curette, il arrache les bébés, il se jette dans les embryotomies avec .une énergie où le désespoir et le sadisme sont intimement mêlés.
L'auteur cherche à faire front. Mais le combat est iné¬gal contre les médecins bulgares qui ne sont que les malheureux exécutants, travaillant dans le sang, la merde et la mort, des attitudes islamo-socialistes de l'Algérie moderne."
"Ce livre est tiré d'un journal tenu par un étudiant
anglais alors qu'il effectuait un stage à la maternité d'un hôpital kabyle. 'Dans cette maternité on ignore l'asepsie ;
un bébé sur quatre meurt à la naissance ; les curetages et les embryotomies ƒ découpage du foetus mort dans le ventre de la mère ƒ se font sans anesthésie. Les mères meurent aussi. Mais le médecin-chef Vasilev n'y peut rien : sa fatigue et sa dépression sont si ...

Obstétrique ; Relations médecin-patient ; Islam ; Afrique du Nord ; Religion ; Vie privée

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