H La question indigène en Algérie : l'affaire de Marguerite devant la cour d'assises de l'Hérault
Taillart :
"2919. BRUNEL (C.), topographe principal en retraite. La question indigène en Algérie. L'affaire de Margueritte devant la Cour d'assises de l'Hérault. Paris, Challamel, 1906, 8°, VI-290 p., N A 55401.
Le Moul-es-Sâa : le sauveur qu'attendent tous les Musulmans. Le peuple arabe. Mentalité et moeurs arabes; étude peu sympathique. La propriété indigène. La question foncière de 1830 à i863. Le sénatus-consulte. Histoire de la délimitation d'une tribu La colonisation officielle. Conclusions : contraste entre l'Algérie arabe et l'Algérie française; soyons des bienfaiteurs des indigènes, mais surtout dans l'intérêt de la France; paix aux indigènes de bonne volonté; guerre aux fauteurs de désordre."
Numéro d'inventaire : 123627
Niveau d'autorisation : Public
Tables des Matières : AVERTISSEMENT
L'AFFAIRE DE MARGUERITTE
Introduction
Devant le jury
CHAPITRE PREMIER
Le Moul-es-Sâa
(ou le « Maître de l'Heure »)
Croyance des Arabes en un Messie musulman. — Sa venue annoncée par le prophète Mohammed. — Des écrivains sacrés propagent cette croyance. — Le Moul-es-Sâa doit nous chasser de l'Algérie. — Dan¬gers que cette croyance fait courir à notre domina¬tion. — Anecdotes à ce sujet. — Le « Maître de l'heure » doit être invulnérable et invincible. — Les Maîtres de l'heure clans le passé : Bou Maza (l'homme à la chèvre) ; Mokrani ; Bou Amama (l'homme au turban). — Tous perdent leur prestige par la défaite ; mais la croyance persiste. — Yacoub se dit le Moul-es-Sâa. — Il est acclamé comme tel. — Vaincu à son tour, les musulmans le renient. — Un nouveau Messie toujours en perspective. — Les esprits main¬tenus en état d'insurrection morale. Une surveillance rigoureuse s'impose 14
CHAPITRE II
Le Peuple arabe
I
Ses origines. — Première invasion arabe de l'Afrique
Erreur historique accréditée. — Les Bédouins actuels ne sont pas les descendants des premiers conquérants arabes. — Les Arabes dans l'antiquité. Sédentaires et nomades. — Le prophète Mohammed.
— Il fait des Arabes une nation redoutable. — Le Coran. — Conquêtes des Califes. — La célèbre Kahina, reine berbère, relève le drapeau de l’indépendance. — Elle est vaincue. — L'Algérie devient musulmane. — La race indigène soumise mais non assimilée. - Tarik à la tête de 10,000 Berbères passe le détroit de Gibraltar. Tout plie devant l’Islam.
— La Gaule envahie à son tour. — La bataille de Poitiers. — Les Maures d'Espagne. — Les Arabes graduellement chassés de l'Espagne. - Ils se réfu¬gient en Afrique 33
II
La seconde invasion arabe, dite Hilalienne
Etat de l'Afrique du Nord au XIe siècle. — La dynastie des Fatimides se fonde dans l'Afrique du Nord. —Les Bédouins asiatiques (les Hilal et les Sole1m), les brigands des brigands. — La vengeance du Calife.
Un million de nomades affamés (Hilal et Soleïm), envahissent l'Afrique. Ils mettent l'Ifrikia (Tunisie) a feu et a sang. — Ces sauvages courent l'Afrique pendant dix ans. — Ils abattent les édifices publics, incendient les maisons, coupent les arbres, comblent les puits : « ce qui devient arabe devient ruine ».
Le Magreb (Maroc) est entamé. — Abd-el-Moumen chef des Almohades les taille en pièces. — Fin de leur domination 40
III
Résultats de l'invasion hilalienne
Les envahisseurs repoussés des villes continuent à mener dans les plaines la vie nomade. — Influence néfaste des Arabes Hilaliens sur les Berbères des plaines. - Affreux tableau de l'Afrique du Nord. — Le Maroc est préservé par son éloignement. — Les docteurs musulmans mettent les Hilaliens hors la loi. — Tels pères, tels fils 46
IV
La domination turque
Le Corsaire Aroudj (Barberousse). — Il s'empare d'Alger. — Fondation de la Régence. — Le Divan, ou conseil suprême. — La milice turque. — Les couloughlis et les Arabes exclus du pouvoir. — Création du
Makhzen. --Suzeraineté de la Porte ottomane. —
Les Pachas. — Les Beglierbey. — Les Raïs, ou capitaines corsaires. — L'Agha des Janissaires. — Les Deys d'Alger, souverains absolus. — Organisation de la piraterie. — Le « chef des voleurs ».
Arrogance des deys à l'égard des puissances européennes. — Le dernier dey, Husseïn, et M. Deval, consul de France. — Le coup d'éventail. — Expédition de 1830 et prise d'Alger par les Français. —Expulsion des Turcs. — Cette mesure impolitique est funeste à notre domination. — Raisons de l'hostilité systématique des Arabes contre nous 50
V.
La politique turque en Algérie
Organisation de l'Administration des indigènes. — Fractionnement du commandement. — Création des-Bey- liks de Constantine, de Titteri (Médéa) et d'Oran. — Les tribus Makhzen. — Expéditions périodiques pour la levée des impôts. — La fiscalité turque. — Les Mahalla. — Nombreuses exactions. — Affreuse situa¬tion des indigènes. — Révoltes fréquentes et insu¬bordination constante. — Le défaut d'union rend les efforts des populations inefficaces 59
CHAPITRE III
Mentalité et Moeurs arabes
I
Diversité des races indigènes . — Les Maures. — Les Kabyles. — Les Arabes. — Les Berbères-arabisants.
Les Chaouïas. — Rivalités des citadins et des nomades. — Ce que les premiers pensent des seconds.
Caractère indéfinissable des Arabes. — Défaut de volonté chez eux. — Ou insolents ou rampants. Tous repoussent avec mépris la qualité de Français. — L'assimilation n’est possible à aucun degré. L'Arabe et l'action possessoire. — Il gagne son procès devant toutes les juridictions et perd son terrain. — Comment le Cadi eût jugé cette affaire.
L'ex-veuve du Fondouk. — Son procès en divorce, le jugement le prononçant, ses fiançailles et son second mariage, le tout en une demi-heure 64
II
Portrait du peuple arabe. — Le pot au lait de Bombonnel.
Dangereuse utopie. La politique des grands chefs indigènes. — « Si on élevait une statue au Mensonge il faudrait la revêtir d'un burnous ». — Les idées du père de Mokrani. — Curieux contrastes entre les chrétiens et les musulmans. — Les deux bouillons du maréchal Bugeaud. — Le meurtre et le vol dans les tribus, — Notre civilisation est mortelle pour l'Arabe. — Notre code le ruine. — Anecdotes.
Conseil d'un Arabe à son bienfaiteur chrétien. — Opinions du colonel Trumelet et du général Daumas.
Les Flittas et Bugeaud, caïd (?) du port d'Alger. —Comment les Arabes vendent leurs chevaux. — La Dya (prix du sang). — La peine du talion. — L'émir Abd-el-Kader et l'affaire de Sidi Brahim. Réputation usurpée. Les régimes militaire et civil définis par un chef de douar. — Le Chambi à Paris. —Parallèle entre les civilisations chrétienne et musul¬mane, par un Turc de Constantinople. — Résultat en sens inverse produit par nos essais de conquête morale. — Tendance des Arabes à s'éloigner de plus en plus de nous — Le désert les attire. — Il peut seul réaliser leur idéal 84
CHAPITRE IV
La Propriété Indigène
I
Les théories de Me L'Admiral sur la propriété. — Les causes de la misère des Arabes. — L'Avocat de Yacoub les attribue à la spoliation de leurs terres. — Opinion contraire des intéressés. — La capitulation d'Alger.
— Elle ne nous engage pas envers les Arabes des douars. — L'Administration n'a pas spolié les indigènes au profit de la colonisation. — Elle a, au contraire, gaspillé le domaine de l'Etat au profit des indigènes 141
II
La Propriété foncière
Cette question est le problème capital en Algérie. — De sa solution dépend la prospérité ou la ruine de la Colonie. Notre ignorance de la religion, de la loi et des besoins des Arabes, au moment de la conquête. — Le Coran, base principale de l'Islamisme. — Il contient en principe tout ce qui a trait au gouvernement, à l'administration du peuple et à sa vie privée 148
III
De la division des terres
Des terres mortes. — Des terres productives ou vi¬vantes. — Vivification des terres mortes. — Terres de mainmorte ou habous. — Terres d'achour et terres de kharadj. — Comment le droit de propriété se perd. — Confiscation. — Droits de l'Etat et droits des possesseurs sur les terres de kharadj. — Régime des eaux. — Des diverses classes de terres qui existaient en Algérie au moment de la conquête. 150
CHAPITRE V
La Question foncière de 1830 à 1863
I
La question foncière en 1830
• Notre ignorance du droit musulman à cette époque. —Spéculations foncières. — Les indigènes vendent et les Européens achètent avec un égal entrainement. —Presque toutes les transactions sont entachées de nullité. — Les faux titres. — Les Arabes les fabriquent avec une étonnante facilité. Les ordonnances de 1844 et 1846 régularisent cette déplorable situation 166
II
Loi de 1851
Transactions interdites en territoire militaire. — Utilité de cette prohibition avant la pacification du pays. —Elle devient sans objet après la soumission d'Abd-el-Kader. — Nécessité d'une nouvelle loi réglant la situation foncière de l'Algérie 170
CHAPITRE VI
Le Sénatus-Consulte
I
Lettre de l'Empereur au Maréchal Pélissier. — Napoléon III décide de rendre les tribus propriétaires incom¬mutables du sol. — Il repousse la théorie du domaine éminent de I'Etat. — Pourquoi. — Le Sénatus-consulte prévoit la constitution de la propriété individuelle. — Mesures édictées comme préliminaire à ce vaste travail. — Les opérations de délimitation sont confiées aux Bureaux arabes. — Elles se poursuivent de 1863 à 4870. — Résultats obtenus. — Le canton¬nement des tribus. — Excellence de ce système. —On y renonce dans l'intérêt des indigènes. — On hâte, par contre, l'application du Sénatus-consulte qui dépouille le domaine de l'Etat 172
II
Les Bureaux arabes et le Sénatus-Consulte de 1863
Formes et conditions des opérations du Sénatus-consulte. — Personnel exagéré des Sous-commissions, — Comment elles opéraient. — Plaisante définition de la forêt de l'Etat. — Les biens vacants et sans maître. — Les indigènes en détiennent indûment des centaines de milliers d'hectares. — La révision de l'ancien Sénatus-consulte s'impose. — La guerre de 1870 met fin aux opérations.... 482
III
Les Administrateurs des communes mixtes et le Sénatus
Consulte de 1887
Reprise des opérations de délimitation des tribus. —Les administrateurs civils, commissaires délimitateurs. — Ils continuent les pratiques des Bureaux arabes. — L'Etat, voila l'ennemi ! — Les forêts et les biens du Beylik fondent encore entre leurs mains. Leur remplacement s'impose... pour cause d'inactivité 189
IV
Les Géomètres du Service topographique, Commissaires délimitateurs
La Sous-commission réduite au Commissaire délimitateur. Maître Jacques en premier ; Maître jacques en second. — Parallèle entre les anciens commis-saires et les nouveaux. Mauvaises dispositions des Administrateurs et des Indigènes à l'égard des géomètres. — Partialité de l'autorité supérieure en faveur des Arabes. — Causes de cette hostilité géné¬rale et systématique. — Nombreux conflits. — On reproche aux géomètres d’être « trop forestiers ». — Lois et règlements observés. — Accroissement du domaine de l'Etat. — Fin des opérations du Sénatus-consulte. 193
CHAPITRE VII
Histoire de la délimitation d'une tribu
Rapport d'ensemble sur la tribu des Tameksalet. — Population : 501 habitants nomades ; superficie : 12,424 hectares, dont 4,000 cultivables et en partie irrigables. — La colonisation n'a pas pénétré dans la tribu. — La situation des indigènes est néanmoins de plus en plus précaire. — Leurs dettes augmen¬tent sans cesse. — En 1891, elles s'élevaient à 124,137 fr. 95. — Un Arabe créancier hypothécaire de la presque totalité du territoire. — Les terrains non sénatus-consultés ne sont pas aliénables. — Le prêteur fait faillite. Le commissaire délimitateur reconnaît le caractère de terrain Sabega (arch) à l'ensemble du territoire. — La Commission adminis¬trative d'Oran approuve les propositions du Com-missaire. — Le Conseil de gouvernement d'Alger réforme cette décision et lui attribue le caractère melk. — On demande pourquoi. — Les Tameksalet revendiquent indûment 3000 hectares de forêts. — Le Commissaire délimitateur les attribue à l'Etat. — Mécontentement des indigènes, de l'Administrateur et du Préfet. — Plaintes contre le Commissaire déli-mitateur. — Les indigènes menacent d'incendier les forêts si on ne les leur rend pas. — Elles restent acquises à l'Etat. — Grand feu de joie! 198
CHAPITRE VIII
Epilogue de l'histoire des Tameksalet
Les incendies se propagent dans la région. — Ce qu'en pense l'Inspecteur des forêts de Tlemcen . — Préfet d'Oran ennemi des forestiers. — Il intercède en faveur des incendiaires. — La comédie de la répres¬sion. — Les deux caïds des Azaïl. — L'un veut rece¬voir le Commissaire délimitateur à coups de fusil, l'autre le remercie de ses bienfaits. — Recrudescence des incendies forestiers. — En 1902 on en a compté 475, brillant 141,141 hectares, et causant un dom¬mage de 3,668,780 francs. — En 1903, le dommage était de 5,500,000 francs (chiffres officiels), et ainsi de suite. — Enfin, M. Jonnart y met bon ordre. – Il était temps. 221
CHAPITRE IX
La Colonisation officielle
De Tlemcen au Maroc. - Cinquante tribus contiguës exemptes de prélèvements territoriaux. — La misère y sévit comme dans les Tameksalet. — Les indi¬gènes n'aspirent qu'à vendre leurs terres. — Ils refusent les offres de l'Etat. Pourquoi. — Tribus colonisées dans les environs de Mascara. — La plaine d'Eghris, il y a 30 ans et aujourd'hui. — Aisance des indigènes de cette région. Les compen¬sations territoriales. — Les indigènes les acceptent généralement pour les revendre. — La Smala d'Oui¬zert. — Les agrandissements de centres de coloni¬sation. — Respect de la propriété indigène quand la situation du détenteur l'exige. — Ne pas sacrifier l'indigène au colon : c'est bien. — Ne pas sacrifier le colon à l'indigène : c'est mieux 236
Conclusion
Parallèle entre le Français et l'Arabe. Description des deux Algéries : l'Algérie arabe et l'Algérie française. — Les arabophiles leurrent les indigènes d'espé¬rances irréalisables. — Fausse et dangereuse senti-mentalité. Soyons les bienfaiteurs des indigènes, mais surtout dans l'intérêt de la France. Les Arabes inaptes au maniement des affaires publiques. — Pas de droits politiques, pas de vote, pas de re¬présentants directs. Ils entraveraient la colo¬nisation sans profit pour eux. — Pensées de Paul Bert : « Les terres inutilisées, véritables biens de mainmorte doivent passer en des mains vivantes, comme lors de la Révolution française : Justice prompte et rapide ; législation spéciale ; A compli¬cité collective, responsabilité collective ». Paix aux indigènes de bonne volonté ; guerre aux fauteurs de désordres 245
PIÈCES JUSTIFICATIVES 257
BIBLIOGRAPHIE. - Noms des auteurs cités dans le présent ouvrage. 281
Langue : Français
Lieu d'édition : Paris
Description matérielle : - 290 p. ; 20 cm. ; - Reproduction: 290 p. ; 20 cm. [pour la photocopie]
Origine : Don
Notes : Bibliogr. ; Table des matières
Localisation : Silo 4 ; Rayon des livres au prêt : empruntable ; Réserve
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