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n 0 Répertoire numérique du fonds Sider

Fonds d’archives composé de 6 tomes manuscrits [reproductions] de la chronique familiale de la famille Sider.

« La Chronique de la famille SIDER est l'œuvre d'Emilie SIDER que ses neveux appelaient dans l'intimité leur Tante Milou. Née à Echallens (Canton de Vaud, en Suisse) le 24 Décembre 1814, elle était la seconde d'une famille de 9 enfants.

Cette nombreuse famille avait été fondée par son père Henri Louis SIDER né à Zweisimen en 1783 (Canton de Berne) et marié à Jeanne OGIZ d'Echallens. Cette dernière, épuisée par ses nombreuses maternités, décéda encore jeune, de sorte que c'est sa fille Emilie, presqu'une enfant, qui dut la remplacer pour faire face aux milles difficultés de l'entretien et de l'éducation du foyer qui comprenait outre son père, ses soeurs et frères suivants
- Amanda née en 1813
- Adolphe né en 1817
- Henriette née en 1818
- Frédéric né en 1820
- Louise née en 1922
- Auguste né en 1824
- Fanny née en 1826
- Charlotte née en 1828

Tache d'autant plus ardue que son père qui avait hérité d'un important domaine agricole, perdit sa fortune en consentant à tous ceux qui le lui demandaient, des prêts qui ne lui furent jamais remboursés.
Emilie, en plus de ses taches ménagères, fit de sérieuses études qui lui permirent d'obtenir les diplômes nécessaires pour entrer dans l'Enseignement Public. Elle fit ses débuts à Cotterd (dans le Vully) comme institutrice. Puis, en 1838, elle fut nommée professeur à Lausanne.
En 1845, ses frères et sœurs ne dépendant plus d'elle, elle suivit ce qu'elle a appelé " Sa Voix " pour s'expatrier et ainsi remplir " son devoir ". Elle partit " dans le grand monde " au Tyrol chez le Baron de STAFF, général prussien, pour assurer l'éducation de sa fille. Elle parcourut l'Allemagne pour finir à la Cour de Weimar où son élève devait vivre. En 1849, elle fut engagée, après sa brillante réussite, par le Baron de Fritsch, ambassadeur des duchés de Saxe à Francfort pour remplir la même mission auprès d'une de ses filles dont la mère venait de mourir. Ce n'est qu'en 1858 qu'Emilie SIDER regagna définitivement la Suisse où elle s'installa à l'Abbaye de St Sulpice (à côté de Lausanne) dont son frère Frédéric avait fait l'acquisition pour elle et ses sœurs grâce à la florissante situation qu'il avait réussi à se faire à Philippeville.

En effet, Frédéric SIDER qui avait été engagé à Lyon dans une fabrique de tissus où ses qualités avaient été appréciées, avait, dès 1839, été envoyé en Algérie pour y créer un comptoir chargé de la vente de ses produits. Peu de temps après, il s'installa à son propre compte à Philippeville où ses affaires prospérèrent à la fois dans le commerce, la banque, l'armement et l'agriculture, tout en y étant Consul de Suisse. Il se maria en 1851 à Emilie Abrial, de Saint Etienne, qu'il avait connue lors de son séjour à Lyon. Celle-ci, orpheline très jeune, avait été élevée par son oncle François de Malassagny, Notaire à Rive de Gier.

De ce mariage, naquirent les 6 enfants suivants :
- Paul (1852. 1879)
- Emilie (1856. 1918)
- Frédéric (1858. 1888)
- Louis (1862. 1904)
- Lucien (1866. 1951)
- Georges (1868. 1946)
En raison de sa réussite en Algérie, Frédéric y fit venir ses deux frères:
- Adolphe qui se lança dans les travaux publics, tels que constructions de routes dans le Constantinois.
- Auguste qui créa une belle exploitation agricole dite Bon Lemsa aux environs du Kroubs.

La rédaction de la chronique est due à la séparation des 6 enfants dont les 3 frères s'étaient installés en Algérie alors que les 3 sœurs étaient restées en Suisse. La tante Milou qui ne pouvait rester inactive, eut le courage de recopier la plus grande partie de la correspondance échangée entre les frères et les sœurs. Elle y ajouta ses commentaires et souvenirs personnels qui permettent d'apprécier son style, son érudition, sa foi et son sens moral.

Ce travail elle le dédia à ses neveux pour qu'il conserve le même esprit de famille que celui qui avait toujours uni leurs oncles et tantes, qui n'ont pas hésité, malgré les difficultés des voyages de l'époque, à envoyer leurs enfants faire leurs études ou passer leurs vacances à Saint Sulpice chez celles qui furent surnommées les 3 abbesses. Son vœu fut largement exaucé et se poursuivit chez les cousins de la génération suivante et ce, malgré l'éclatement qui fut la conséquence de l'indépendance de l'Algérie.
Afin que ces liens familiaux ne se perdent pas complètement, le soussigné détenteur actuel de l'original de la Chronique a remis à ceux de la 3ème génération, des photocopies du travail de Tante Milou. Puisse ce geste leur permettre de conserver et de transmettre à leurs descendants cet "esprit de famille" auquel les 6 frères et sœurs SIDER et leurs enfants étaient tellement attachés.
14/10/1994 - G. Sider »

Type d'archive : Fonds

Numéro d'inventaire : 48249

Niveau d'autorisation : Public

Langue : Français

Origine : Don

Localisation : Local Archives

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