m

Documents  Communauté | enregistrements trouvés : 35

O

-A +A

P Q

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.
y


Cote : 1000 ARC 146

Léon Judas Djian peut, à lui seul par sa biographie et son image, illustrer le type même du juif français natif de l'Algérie, caractérisé par son libéralisme et sa volonté de s'intégrer dans la nation française. Il est fier d'être un citoyen de cette France qu'il admire, voire qu'il vénère, berceau de la liberté de l'égalité et de la fraternité qu'elle représente. Elle a libéré et émancipé la communauté d'Algérie qui 'a poursuivi l'objectif de s'intégrer, tout en conservant dans un esprit de tolérance sa judaïcité, avec un désir maintes fois prouvé de vivre de manière fraternelle avec les chrétiens et les musulmans dans l'enseignement et l'école de Jules Ferry, qui fut aussi celle de la République et de toutes ses valeurs.
Mon grand-père, grande figure oranaise, respecté et admiré par toutes les communautés, est l'exemple par excellence de ce français de confession juive. Né le 4 août 1860 à Oran dans une famille très pauvre venant de Tlemcen qui a bénéficié du décret Crémieux en 1870 pour acquérir la nationalité française.
Il est inscrit à l'école laïque où il est brillant.
Un instituteur, Monsieur Falk, juif alsacien qui a fui sa province natale envahie par le kaiser pour l'Oranie, le remarque et le prend sous sa tutelle. Lors d'une inspection en Algérie Napoléon Ill pose des questions aux élèves de sa classe et le récompense d'un louis d'or pour la vivacité et l'intelligence de ses réponses. Il entre ensuite à l'école normale pour devenir instituteur puis directeur à Arzew, Tlemcen et Oran où II a formé de nombreuses personnalités qui lui vouent une reconnaissance maintes fois manifestée.
Il se marie à Beïta Berthe Benyanmine qui lui donne onze enfants. Tous deviennent, par leurs activités et leurs professions, des figures notables oranaises. Ses fils aînés se battent vaillamment pendant la guerre 1914-1918 pour la mère patrie en danger.
Il quitte alors l'éducation nationale pour gérer le comptoir de représentation créé par quatre de ses fils qui sont à la guerre en métropole. Il devient alors journaliste et correspondant de plusieurs journaux dont « Paris Soir » et « L'Auto » de son ami Henri Desgranges.
Il fonde l'Alliance Israélite et la Hébra (dernier devoir envers les mourants) dont toutes les communautés juives d'Afrique du Nord s'inspire pour créer leur association. Même Théodore Herzel, de passage à Oran est venu lui rendre visite.
Il préside la ligue des familles nombreuses, la société de propagande coloniale, la ligue and-alcoolique dont il confie la Présidence d'honneur au Général Lyautey qu'il connut bien à la division militaire d'Oran. Il présida plusieurs sociétés à but philanthropique, telle que la Société géographique.
Vice-Président de la Ligue des Droits de l'Homme qui voit le jour dans l'affaire Dreyfus, où il milite pour le capitaine injustement condamné avec Zola, Clemenceau, Anatole France. Il rédige sur ce sujet un plaidoyer en langue arabe.
Il est l'auteur d'une étude sur « la pénétration pacifique du Maroc », d'une brochure sur le « Citoyen Bézy ».
Il est titulaire de plusieurs décorations : officier des palmes académiques, médaille de la Société géographique, médaille de la Société coloniale et Chevalier de Légion d'Honneur qui lui fut décernée par le Ministre Mario Roustan qu'il avait rencontré à plusieurs reprises et qui lui fut remise par le pharmacien Crémieux, parent d'Adolphe.
Il prend fréquemment la plume pour des causes nobles en faveur de personnes défavorisées, juives, chrétiennes ou musulmanes, par humanisme et par croyance en Dieu. Il a des amis dans tous les milieux, parmi des prêtres ou des muftis et parfois des inimitiés parmi des orthodoxes ou des individus sectaires.
Miné par la cécité dont il est atteint, il meurt en 1945. A ses obsèques se sont pressées des centaines de personnes venant de toute la région. Une importante artère de la ville d'Oran fut baptisée de son nom sur proposition des élus musulmans.
Maîtrisant parfaitement la langue arabe, Léon Djian connaît bien le Coran, il y recueille des proverbes, en glane journellement d'autres au cours de son existence, sachant la philosophie et la sagesse de cette langue riche, qu'il traduit.

André BELAMICH
Léon Judas Djian peut, à lui seul par sa biographie et son image, illustrer le type même du juif français natif de l'Algérie, caractérisé par son libéralisme et sa volonté de s'intégrer dans la nation française. Il est fier d'être un citoyen de cette France qu'il admire, voire qu'il vénère, berceau de la liberté de l'égalité et de la fraternité qu'elle représente. Elle a libéré et émancipé la communauté d'Algérie qui 'a poursuivi l'objectif...

Archives L. Djian ; Seconde Guerre mondiale 1939-1945 ; Juifs d'Algérie ; Juif ; Droit israélite ; Nationalisation ; Communauté ; Rapport religion-politique ; Religion ; Vie religieuse ; Politique militaire ; Antisémitisme ; Situation économique ; Régime juridique ; Moeurs et coutumes ; Revue de presse ; Presse écrite ; Censure ; Vie quotidienne ; Moeurs et coutumes ; Oran, commune

... Lire [+]

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.
V


Cote : 82 ARC 12

Il importe d'abord de préciser les limites et le sens de l'étude. Le monde berbère est particulièrement difficile à saisir. Au moment de l’occupation française, il comprend deux éléments différents : les Berbères judaïsés et les Berbères islamisés. Tous les Juifs algériens ne sont pas d'origine berbère, mais celle-ci domine et il serait vain de chercher à isoler les autres groupes, depuis ceux qui vinrent avec les Phéniciens jusqu'aux Livournais dont le sort fut identique en ce oui concerne le phénomène étudié. Quant aux Berbères islamisés, de beaucoup les plus nombreux, c'est à la population qu’il faut les rattacher dans le sens où nous entendons étudier les tentatives d'assimilation.
Celle-ci peut prendre, en effet, au moins trois formes. La plus réussie se traduit par la fusion à laquelle on aboutit grâce aux mariages mixtes : elle fut recommandée par des officiers aussi éminents que Pellissier de Reynaud et Charles Richard, pratiquée par des hommes comme Ismaël Urbain et le peintre Binet qui, en se convertissant à l'islam pouvaient même ouvrir le chemin à une assimilation à rebours, mais ce sont là des exceptions oui n'eurent aucune influence sur l'évolution générale. Par contre l'acculturation est un phénomène beaucoup plus étendu quoique d'intensité variable allant du simple vernis de civilisation occidentale à la transformation psychologique profonde faisant que les intéressés disent " Nous, Français" comme Staline, Géorgien, disait "Nous, Slaves" ; évolution difficile à apprécier quant à sa réalité et, dons tous les ces, très lente, ce qui explique qu’un éminent juriste tel Emile Larcher, au début du siècle, se refusait à modifier la législation (il s'agissait d'accorder la citoyenneté aux musulmans) avant que les mœurs aient changé". Ce sont cependant ces tentatives d'assimilation que nous étudierons, en les plaçant dans leur contexte historique, parce que seules elles peuvent être appréhendées avec précision. On parle le plus souvent de naturalisation, terme impropre, surtout depuis le sénatus - consulte du 14 juillet 1865 qui avait décidé que l'indigène musulman était français : à partir de ce moment, il s'agit seulement d'une "augmentation de capacité" c'est-à-dire pour l'indigène qualifié de "sujet" français de devenir "citoyen" français. C'est autour de cette notion d'accession à la citoyenneté Que s'organisera notre étude aussi bien pour les Juifs que pour les Musulmans, étant entendu que pour ces derniers le cas des Berbères ne peut être isolé, sauf exception de l'ensemble de la communauté islamique.


On trouve dans ce dossier trois différentes versions du texte (deux dactylographiées et une manuscrite), ainsi qu'une partie des documents de travail utilisés par Xavier Yacono pour la réalisation de ce texte :
- Notes manuscrites,
- Notices bibliographiques détaillées,
- articles et coupures de presse.
Il importe d'abord de préciser les limites et le sens de l'étude. Le monde berbère est particulièrement difficile à saisir. Au moment de l’occupation française, il comprend deux éléments différents : les Berbères judaïsés et les Berbères islamisés. Tous les Juifs algériens ne sont pas d'origine berbère, mais celle-ci domine et il serait vain de chercher à isoler les autres groupes, depuis ceux qui vinrent avec les Phéniciens jusqu'aux Liv...

Archives Valette ; Archives d'érudits ; Communauté ; Juifs d'Algérie ; Musulman ; Citoyenneté ; Assimilation ; Berbère ; Islamisme ; Judaïsme

... Lire [+]

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.
V


Cote : 82 ARC 11

Si l'on excepte une faible minorité d'environ 5%, la communauté européenne d'Algérie était française. Elle l'était juridiquement. Elle l'était volontairement. Elle l'était sentimentalement même si bon nombre de ces Pieds-Noirs n'avaient jamais franchi la Méditerranée sauf, pour certains d'entre eux, à l'occasion des deux guerres mondiales. En 1962 personne ne contestera le fait mais il n'en avait pas toujours été ainsi car durant les décennies au cours desquelles cette communauté se constituait de graves inquiétudes s'étaient manifestées beaucoup ne voyaient que les scories apparaissant à la surface du magma bouillonnant dans le creuset algérien et doutaient que d'éléments aussi hétérogènes put sortir un jour un groupe humain qui, tout en conservant ses caractères propres, fût marqué profondément à l'effigie de la France. C'est cependant ce qui se produisit même si a priori on pouvait en douter à l'examen des éléments constitutifs de ce "peuple algérien" que Victor Demontès présentait en 1906 et pour lequel la France, l'Europe et l'ancienne Régence devenue l'Algérie avaient apporté leur part dans sa formation.
Si l'on excepte une faible minorité d'environ 5%, la communauté européenne d'Algérie était française. Elle l'était juridiquement. Elle l'était volontairement. Elle l'était sentimentalement même si bon nombre de ces Pieds-Noirs n'avaient jamais franchi la Méditerranée sauf, pour certains d'entre eux, à l'occasion des deux guerres mondiales. En 1962 personne ne contestera le fait mais il n'en avait pas toujours été ainsi car durant les déc...

Archives Valette ; Archives d'érudits ; Communauté ; Pieds-noirs ; Européen

... Lire [+]

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.
UV


Cote : 34 ARC 07

Plan avec nom des habitants et des commerces de Penthièvre.

Archives Mayer ; Penthièvre, commune ; Plan ; Communauté ; Commerce ; Habitat

... Lire [+]

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.
UV

- 1
Cote : 296 REP-b

Religion ; Juif ; Communauté ; Algérie ; 1950

... Lire [+]

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.
y


Cote : VID - 965.5 LLE

"43 ans après l'exode massif des juifs et des pieds-noirs, consécutif à l'avènement de l'indépendance de l'Algérie en 1962, que reste-t-il de cette cohabitation dans la mémoire des Algériens d'origine berbéro-arabo-musulmane ? Des personnages en quête d'une vérité sur leur propre vie, reviennent sur leur enfance durant les années de guerre qui furent aussi les dernières décennies de la colonisation française. En retournant vers leurs origines, d'est en ouest, de Skikda à Oran, du début à la fin de la guerre d'indépendance, ils reconstituent un portrait inédit de l'Absent. Méfiance, peur et malheur, les relations intercommunautaires n'ont-elles pas été aussi attraction, respect, reconnaissance et souvenirs heureux ? Malgré les discriminations et les dégâts du colonialisme, un nouveau corps fait d'emprunts mutuels n'avait-il pas commencé à se constituer, à l'insu même de ses différentes composantes ?
La douleur fantôme de l'amputation, chez ceux qui étaient partis comme chez ceux qui étaient restés, n'en révélait-elle pas la réalité ?

Une Algérie multiethnique, libre et fraternelle n'était-elle pas possible ?

Entre haines et fraternités, avec nos personnages, nous refaisons le cheminement universel de la tragédie, lorsqu'aux protagonistes, le dénouement semble s'imposer."
"43 ans après l'exode massif des juifs et des pieds-noirs, consécutif à l'avènement de l'indépendance de l'Algérie en 1962, que reste-t-il de cette cohabitation dans la mémoire des Algériens d'origine berbéro-arabo-musulmane ? Des personnages en quête d'une vérité sur leur propre vie, reviennent sur leur enfance durant les années de guerre qui furent aussi les dernières décennies de la colonisation française. En retournant vers leurs ori...

Exode ; Mémoire ; Relations Algériens - Pieds-Noirs ; Juifs d'Algérie ; Guerre d'Algérie ; Communauté

... Lire [+]

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.
y


Cote : VID - 313 BAR

I. La dispersion des pieds-noirs à travers le monde :
Les chiffres en France et dans le monde
Comment vivent-ils ?

II. L'image des pieds-noirs :
Analyse historique
Micro-trottoir

III. La Réussite :
La réussite professionnelle

IV. Les Associations :
Après la guerre d'Algérie, la guerre culturelle
Le combat de la communauté contre la désinformation

V. Région :
Les grands rassemblements

Pieds-noirs ; Communauté ; Imaginaire ; Association ; Mémoire ; Désinformation ; Commémoration ; Installation

... Lire [+]

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.
y


Cote : VID - 313 BAR

1962 - 1992 : 30 ans d'exil.
Il est temps de faire un bilan :
- A quoi pensent les pieds-noirs?
- Qui sont-ils?
- Que deviennent-ils?
- Leur culture est-elle toujours vivante, et a-t-elle une chance de traverser les siècles malgré la perte de sa terre?
Faisons ensemble le point pour fixer un objectif pour l'avenir.
Un film fait par les jeunes, pour les jeunes.

Pieds-noirs ; Communauté ; Culture

... Lire [+]

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.
UV


Cote : 917.3 HES

Maîtrise en Histoire contemporaine soutenue à l'Université de Provence sous la direction de Marc Michel, directeur de l'Institut d'Histoire des Pays d'Outre-Mer et professeur à l'Université de Provence.

Courbet, commune ; Colonisation ; 19e siècle ; 20e siècle ; Les Issers, commune ; Communauté ; Travail ; Enquête

... Lire [+]

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.
UV


Cote : 313 RUF-b

Canevas d'un projet de film documentaire avec correspondance entre Hervé Bourges et ses collaborateurs et G. Ruffino.

Film ; Documentaire ; Pieds-noirs ; Mémoire ; Communauté

... Lire [+]

Type
Date de parution
Descripteurs

Communauté [35]

Algérie [9]

Pieds-noirs [9]

Mémoire [7]

Etude sociologique [5]

France [5]

Islam [4]

Religion [4]

Colonisation [3]

Guerre d'Algérie [3]

Judaïsme [3]

Juif [3]

Juifs d'Algérie [3]

Souvenir [3]

Afrique [2]

Agriculture [2]

Algérie française [2]

Archives d'érudits [2]

Archives Valette [2]

Berbère [2]

Commémoration [2]

Commerce [2]

Développement [2]

Droit [2]

Economie [2]

Juifs de Tunisie [2]

Juifs du Mzab [2]

M'Zab [2]

Mozabite [2]

Nationalisme [2]

Rénovation [2]

Sahara [2]

1830-1962 [1]

1852 - 1962 [1]

1950 [1]

1954-1958 [1]

1958 [1]

19e siècle [1]

20e siècle [1]

Afrique -- Relations -- Europe [1]

Agricole [1]

Alger, commune [1]

Algérien [1]

Alicante [1]

Antisémitisme [1]

Archives L. Djian [1]

Archives Mayer [1]

Armée [1]

Assimilation [1]

Association [1]

Bataille d'Alger [1]

Censure [1]

Citoyenneté [1]

Colonialisme [1]

Condition de la femme [1]

Conditions économiques [1]

Courbet, commune [1]

Culture [1]

Démocratie [1]

Désinformation [1]

Discours [1]

Documentaire [1]

Droit israélite [1]

Droit musulman [1]

Education [1]

Elite [1]

Emigration [1]

Enquête [1]

Enseignement [1]

Enseignement professionnel [1]

Equipement collectif [1]

Etude historique [1]

Européen [1]

Exode [1]

Famille [1]

Fès [1]

Film [1]

Formation [1]

Français [1]

Gaulle, Charles de (1890-1970) [1]

Géographie [1]

Habitat [1]

Hydraulique, génie [1]

Imaginaire [1]

Installation [1]

Institution [1]

Intégration [1]

Investissements [1]

Islamisme [1]

Israël [1]

Italiens [1]

Les Issers, commune [1]

Linguistique [1]

Mahonnais [1]

Marché commun [1]

Maroc [1]

Migration [1]

Minorque [1]

Moeurs et coutumes [1]

Musulman [1]

Musulmane [1]

J Plus

Nuage de mots clefs ici

0
Z